10/11/2007

Quelques faits Parisiens

- C'est dans le quartier Latin que les étudiants parisiens ont déclenché les premières émeutes de mai 68

- Les Jeux Olympiques ont eu lieu à Paris en 1900 et en 1924

- Paris intra-muros comptent deux îles: l'île de la Cité et l'île Saint-Louis

83e8dad51e00b1c370d001398ff2f293.jpg- La colonne sur laquelle s’affichent les spectacles parisiens est apparue dans la capitale en 1868, elle porte le nom de son créateur, l'imprimeur Morris.

03/11/2007

Quelques faits Parisiens

- L'Avenue des Champ-Elysées mesure 1915 mètres

- Au passage de Louis XIV, la place de la Nation prit son nom de « place du trône »

- Sur la zac de Bercy, il a été découvert les traces d’un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.)

- La citation « Paris vaut bien une messe »  est de Henri IV

ef3d400efdc600637810e0a975d97f14.jpg- Juliette Greco démarra sa carrière "au Lapin agile", célèbre cabaret de Montmartre.

31/10/2007

Les origines de la Toussaint

7aefe994db4f4e82ee36c68b4a1a14b7.jpgLa fête de la Toussaint est une fête chrétienne mais qui ne tire pas son origine des textes bibliques. Depuis des temps lointains, les celtes fêtaient Samain, une célébration dédiée aux morts et qui correspondait au nouvel an celte. Pour combattre cette fête païenne, l'Eglise instaura à cette même date une fête chrétienne, baptisée Toussaint visant à célébrer tous les saints de l'Eglise, et en particulier les martyrs. C'est en 835 que le pape Grégoire IV sur l'ordre de Louis le Pieux déclara officiellement le 1er novembre fête de tous les saints.

Le 1er novembre, c'est la fête de tous les saints, qui témoigne de l'espérance chrétienne face à la mort. Elle atteste qu'à la fin de notre existence terrestre la vie n'est pas détruite mais transformée. C'est la fête de la vie éternelle où chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection et à son bonheur éternel. Cette fête est inspirée par la vénération dont font l'objet tous les saints du Ciel, connus et ignorés dans la chrétienté.

C'est au début du 19ème siècle que Pie X fait de la Toussaint une fête avec obligation d'assister à la messe.
Le Jour des Morts (le 2 novembre) ne doit pas être confondu avec la Toussaint (le 1 novembre) qui est une fête joyeuse. Elle marque le rassemblement de ceux qui sont et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin des temps, les retrouvailles seront définitives. Cependant, parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là. La tradition veut que, le jour des morts, l'on se rende au cimetière et que l'on apporte aux disparus de sa famille des fleurs telles que les chrysanthèmes ou les oeillets d'Inde.

 Texte de Michel Rousseaux,

28/12/2006

Corsaires, Pirates et Boucaniers

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Connaissez-vous la différence entre un pirate, un corsaire et un boucanier ?

Le corsaire pratique la course. Son navire armé par des particulier est autorisé à "courir sus" aux navires de commerce d'une nation ennemie grâce à la "lettre de marque" qui est une autorisation officielle produite par un gouvernement.

Le pirate, à contrario, ne possède aucun mandat et la nationalité de sa proie lui est indifférente. L'image traditionnelle du pirate est née dans les Caraïbes et a généré tout un imaginaire que des écrivains tels que Stevenson dans "l'île au trésor" ont su exploiter.

Le boucanier est un pirate sédentarisé dans une île, il cuit sur le feu, le boucan, le fruit de sa pêche et de sa chasse et attend ainsi l'occasion de s'e

22/08/2006

Canapés du Second Empire

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Ce canapé à trois places séparées et fixées à un axe central se nomme un Indiscret.

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et celui-ci est un Confident, siège à deux places se faisant face, dont le dossier unique s'incurve en S.

Ces deux merveilles sont visibles au Palais Impérial de Compiègne dans l'Oise.

04/12/2005

Il y a deux siècles

Napoléon connaissait coup sur coup la pire de ses défaites et la plus éclatante de ses victoires:            Trafalgar et Austerlitz.

Deux événements qui portaient en germe sa gloire et sa chute. Au gré des batailles et des alliances, Napoléon a tour à tour fait la guerre ou la paix à l'Autriche, à la Prusse, à la Russie, mais l'Angleterre a été son seul ennemi permanent. c'est pourquoi , en cet été 1805, il est à Boulogne, avec le projet bien arrêté de franchir La Manche. Pour cela il faut écarter la flotte anglaise, l'attirer dans les Antilles. Il donne des ordres à ses amiraux et d'abord à Villeneuve qui commande la flotte à Toulon. Mais celui-ci, hésitant, se laisse enfermer à Cadix. Napoléon change alors ses plans, l'Angleterre, ce sera pour plus tard. Du moins le croit-il. Le 13 août, la Grande Armée s'ébranle et en vingt jours arrive à Mayence. pendant l'automne, il défait les Autrichiens en Bavière. le général Mack capitule à Ulm le 20 octobre.

Mais bien loin de là, le lendemain même, la flotte franco-espagnole sort de Cadix et tente de forcer le passage. Usant de manoeuvres hardies qui bousculent toutes les règles de la guerre maritime, Nelson écrase ses adversaires. A bord de son navire-amiral, le Victory, il perd la vie mais assure à l'Angleterre la maïtrise des mers et, à lui-même, une gloire immortelle. Le malheureux Villeneuve se suicide de désespoir! Quand napoléon apprend la nouvelle, il est déjà en Moravie. Elle ne l'affecte guère. Le 2 décembre, anniversaire du sacre, il livre bataille entre le village d'Austerlitz et la ville de Brünn (aujourd'hui Brno). En quelques heures, c'est une victoire écrasante. Quatre jours plus tard, l'empereur d'Autriche vient implorer l'armistice.

medium_01-auterlitz1.jpgObligé de renoncer à l'invasion de l'Angleterre, napoléon, pour la faire plier, institue le "blocus continental" interdisant tout commerce avec elle. Mais pour l'imposer, il doit contrôler toute l'Europe. d'où sa boulimie de conquêtes. Après austerlitz, la grande Armée semble invincible: Ièna, Friedland, Wagram, Essling... Napoléon est à Vienne, à Berlin, demain à Moscou. hambourg et rome sont des chefs-lieux de départements français. mais d'une conquête et d'une victoire à la suivante, l'Empire et son armée s'essoufflent. En 1809, en Espagne, surviennent les premiers accrocs. Suivront la retraite de Russie en 1813, la chute de Paris en 1814. Austerlitz a masqué Trafalgar, mais le dénouement était inéluctable. Ce sera Waterloo.

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30/11/2005

Diane de Poitiers à Chenonceau

Epouse du grand sénéchal de France Louis de Brézé, duchesse de Valentinois, dame d'honneur de la reine, Diane (1499-1566) allie à une beauté évoquée par de célèbres portraits, une intelligence et un sens des affaires également extrèmes. Ce dernier est servi par la passion qu'elle inspire au dauphin, le futur Henri II. En 1547, Henri II lui offre Chenonceau, par un biais dans le droit fil de l'habileté de cour, celui d'une donation en mémoire des "grands et remarquables services" rendus par son époux à la Couronne. Mais Diane entend consolider son bien. Sa gestion est un modèle d'exploitation. Premier temps: inventorier lieux et biens. Second temps: rendre Chenonceau rentable, s'entourant de conseillers administrateurs chevronnés, la duchesse prend tout en main. Troisième temps: faire de Chenonceau une perfection conforme à son appétit de gloire. Parallèllement aux travaux d'architecture intérieure et extérieure, elle dote Chenonceau de jardins parmi les plus spectaculaires et modernes de l'époque: plantés d'une multitude d'espèces et d'essences, ils ornent tout un jeu de parterres et d'allées de savante géométrie, rythmés de fontaines. Sur la cheminée de la chambre qu'occupait Diane à Chenonceau, on peut voir, sculpté par Jean Goujon, les initiales d'Henri II et Catherine qui entrelacées pouvaient former le D de Diane de Poitiers. En 1559, à la mort d'Henri II, tué en combat singulier lors d'un tournoi par le Capitaine de ses gardes écossais Gabriel Montgomery, sa veuve Catherine de Médicis se fit restituer le château par Diane et lui donna en échange Chaumont-sur-Loire.

 

20/10/2005

Le destin d'Anne de Bretagne (1477-1514)

 

Aînée des filles de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, Anne qui naquit à Nantes en 1477, succéda à son père en 1488, à l'âge de onze ans, faute de représentant mâle dans la lignée des Montfort. Elle boite et n'est pas très belle, mais telle quelle, elle plaît à ses deux maris, et pas seulement pour l'importance de son duché.

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Sa statue à Nantes

Elle est intelligente et sait défendre avec ténacité l'indépendance de son duché, compromise après la défaite des troupes bretonnes devant l'armée royale de La Trémoille à Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488, et le traité du Verger qu'a signé François II avant de mourir. Il promet par ce traité que sa fille et héritière Anne de Bretagne ne se marierait pas sans le consentement du roi de France. Devenue duchesse à la mort de son père, Anne épouse par procuration le futur empereur d'Allemagne Maximilien de Habsbourg en 1490 (elle a 13 ans), sans en référer à son suzerain Charles VIII. Le roi n'accepte pas, par cette union, d'être encerclé  par les Habsbourg. La guerre éclate et se solde par une victoire de Charles VIII. Le 15 novembre 1491, Anne se rend et, sa première union annulée, épouse le roi de France à Langeais, le 6 décembre 1491. Elle a 14 ans et le roi de France en a 21. C'est la fin de la Bretagne indépendante, après les convulsions de la guerre de 100 ans. le contrat de mariage prévoit qu'Anne devra épouser le nouveau roi si son mari mourrait sans enfant. Charles meurt en 1498, sans héritier, car leurs 4 enfants sont morts jeunes. Le nouveau roi, cousin de Charles VIII annule son mariage avec Jeanne, fille de Louis XI et épouse Anne le 8 janvier 1499 à Nantes. Les conditions du mariage seront cette fois moins avantageuses pour la royauté. Anne de Bretagne, restée duchesse en devenant reine, conserve à son duché une part d'autonomie, et Louis XII s'engage à ne pas toucher à ses libertés, institutions et coutumes. Ils ont deux filles. Renée et Claude de France. medium_01-chateauducdebretagne1.jpgLouis XII, sur qui Anne a pris une grande influence, a d'abord promis l'héritière du duché, Claude, au futur Charles Quint, lors du traité de Blois, en 1504. Comprenant les risques d'une telle union, il se ravise et exige que sa fille se fiance à l'héritier du trône, François d'Angoulême, futur François 1er. Anne de Bretagne, déçue, se retire en Bretagne. Elle meurt le 9 janvier 1514 à Blois sans avoir sacrifié sa chère Bretagne. Sa fille épouse le 8 mai 1514 son cousin et lui fait don à cette occasion de la Bretagne. Il devient roi, l'année suivante, à la mort de son cousin Louis XII  sous le nom de François 1er.

19/10/2005

Le Grand Palais

Le projet de construction du Grand Palais à Paris fit l'objet d'un concours d'architecture lancé en 1896 portant sur deux palais:

- Le Grand Palais. En forme de H, il abrite en 1900 deux expositions sur les beaux-arts et les arts décoratifs. Il revient,après l'Exposition, à l'état et est affecté aux Salons annuels des beaux-Arts, mais accueille également des concours agricoles et horticoles, des concours hippiques ainsi que des fêtes, expositions etc.

- Le Petit Palais. En forme de trapèze, il accueille en 1900 l'exposition rétrospective de l'art français, avant de revenir à la ville de Paris  pour devenir le musée des Beaux-Arts de la ville.

Quatre architectes furent retenus (Henri Deglane, Louis Louvet, Albert Thomas et Charles Girault qui établit une synthèse des travaux et coordonne le tout). Le chantier est impressionnant, il occupe jusqu'à 1500 ouvriers et débute au printemps 1897. Pour le construire, il faut démolir progressivement le Palais de l'Industrie. Les fondations sont constituées de 3 400 pieux en chêne de 25 à 35 cm de diamètres qui vont chercher la couche de sol calcaire  sur une profondeur de 12m à travers un terrain gorgé d'eau.

Les murs de maçonnerie sont constitués de 2 parois: la première, extérieure, est en pierre de taille; la seconde, intérieure, est en moellons et en briques. les charpentes métalliques, contrairement à toute logique dechantier, sont montées après les maçonneries, san saucun joint de dilatation; leur poids total est de 9 000 tonnes (7 000 pour la Tour Eiffel).

lles groupes en bronze qui décorent les façades sont de Victor Peter et Jean Alexandre Joseph Falguière.

Au fil du temps, le Grand Palais accueille les manifestations les plus diverses (Foire de Paris, salon de l'auto, Salon de l'aéronautique, etc.). Pendant la Première Guerre mondiale, il est transformé en hôpital. En 1937, à l'initiative du physicien Jean Perrin, la partie située le long de l'avenue d'Antin est transformée en "Palais de la Découverte". Au cours de la Seconde guerre mondial, le Grand Palais est bombardé, puis transformé en dépôt de camions, il est partiellement incendié en août 1944; Sa vocation initiale, au cours des années suivantes, disparaît peu à peu, jusqu'à ce qu'André Malraux ,en 1962, décide de créer les Galeries nationales du Grand Palais et de les installer dans la partie Nord, tout en laissant d'autres institutions s'installer: une école d'architecture, la faculté de Lettres et de Sciences humaines, ainsi que la direction régionale des affaires culturelles d'Ile de France.
Malgré les précautions prises, des désordres structurels apparaissent très tôt, probablement dûs à la baisse du niveau de la nappe phéatique. les pieux ne sont plus immergés et commencent à pourrir. Cela entraine des fuites sur la toiture, des changements excédant la capacité des structures. Le Grand Palais ferme en 1993 à la suite de la chute d'un rivet dans la nef provenant de la charpente, d'une hauteur de 35m. l'etat décide de travaux. Le grand Palais est classé dans sa totalité Monument historique en novembre 2000. Après une première phase de travaux la nef du Grand Palais rouvre le 17 septembre 2005.

16/10/2005

Les globes de Coronelli

Dans le cadre de la réouverture du Grand Palais pour les journées du patrimoine, les deux globes de Coronelli, considérés comme les plus beaux jamais réalisés, ont été présentés pour la première fois depuis 25 ans.

Ces deux sphères furent commandées par le cardinal d'Estrées, ambassadeur de Louis XV à la cour de Rome, à Vincenzo Coronelli, franciscain du couvent des Fratri de Venise, pour les offrir au Roi. Ils furent réalisés à Paris entre 1681 et 1683 et étaient les plus grands construits jusqu'alors: d'un diamètre de 4,87m (méridins et cercles d'horizons inclus). Ils pèsent environ 2 tonnes chacun. Superbes pièces, objet de science, emblèmes du pouvoir et symboles de la conquête du monde, les Globes de Coronelli offrent une représentation complète et synthétique de la Terre et du Ciel, appuyée sur un savoir encyclopédique et un répertoire des curiosités du temps.

Ces deux phères, terrestre et célestre, sont conçues et construites au moment où les travaux de l'Académie des Sciences, créée par Colbert en 1666, font progresser l'astronomie et la géographie. Le globe célstre, peint et enluminé par le peintre Jean-Baptiste Corneille est, pour sa part, particulièrement marqué par le culte du monarque, puisqu'il représente l'état du Ciel à la naissance de Louis XIV, le 5 septembre 1638. De merveilleuses peintures représentent sur fond d'un camaïeu de bleu, les différentes constellations, figurées sous la forme d'animaux ou de personnages mythologiques, ainsi que les planètes et comètes observées par les grandes astronomies du passé, comme Tycho brahé, ou encore Cassini.

Depuis le début du XXe siècle, ces Globes n'ont été montrés qu'une seule fois au public, voilà 25 ans, lors de l'exposition Cartes et Figures de la Terre, au Centre Georges Pompidou, et ils sont restés stockés depuis à la Cité des Sciences et de l'Industrie.

Ces globes, qui font partie intégrante des collections de la "Bibliothèque Royale" (ancêtre de l'actuelle Bibliothèque nationale de France) depuis 1722, rejoindront ensuite la BnF pour y être restaurés et installés définitivement courant 2006 dans le Hall Ouest du site François-Mitterrand.

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