30/11/2005
Diane de Poitiers à Chenonceau
Epouse du grand sénéchal de France Louis de Brézé, duchesse de Valentinois, dame d'honneur de la reine, Diane (1499-1566) allie à une beauté évoquée par de célèbres portraits, une intelligence et un sens des affaires également extrèmes. Ce dernier est servi par la passion qu'elle inspire au dauphin, le futur Henri II. En 1547, Henri II lui offre Chenonceau, par un biais dans le droit fil de l'habileté de cour,
celui d'une donation en mémoire des "grands et remarquables services" rendus par son époux à la Couronne. Mais Diane entend consolider son bien. Sa gestion est un modèle d'exploitation. Premier temps: inventorier lieux et biens. Second temps: rendre Chenonceau rentable, s'entourant de conseillers administrateurs chevronnés,
la duchesse prend tout en main. Troisième temps: faire de Chenonceau une perfection conforme à son appétit de gloire. Parallèllement aux travaux d'architecture intérieure et extérieure, elle dote Chenonceau de jardins parmi les plus spectaculaires et modernes de l'époque: plantés d'une multitude d'espèces et d'essences, ils ornent tout un jeu de parterres et d'allées de savante géométrie, rythmés de fontaines. Sur la cheminée de la chambre qu'occupait Diane à Chenonceau, on peut voir, sculpté par Jean Goujon, les initiales d'Henri II et Catherine qui entrelacées pouvaient former le D de Diane de Poitiers. En 1559, à la mort d'Henri II, tué en combat singulier lors d'un tournoi par le Capitaine de ses gardes écossais Gabriel Montgomery, sa veuve Catherine de Médicis se fit restituer le château par Diane et lui donna en échange Chaumont-sur-Loire.
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